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Service pénitentiaire : drame humain dans un service en crise

Le Parti Ouvrier et Populaire Neuchâtelois (POP) exprime sa profonde émotion après le décès de Thomas, surveillant chef à la prison de la Promenade.  Nous adressons nos pensées à son épouse, à ses enfants, à ses proches ainsi qu’à ses collègues. Ce drame humain ne peut pas être traité comme une tragédie isolée. Selon le témoignage de sa veuve diffusé par la RTS, Thomas avait été propulsé à un poste de très lourde responsabilité dans un contexte de vacance massive des cadres, sans véritable formation managériale préalable. Les autorités, elles, affirment ne pas connaître les causes du décès et estiment qu’il aurait reçu les appuis nécessaires.

Pour le POP, ce drame ne surgit pas de nulle part. Il intervient dans un contexte connu, documenté et dénoncé depuis des mois. En octobre 2025 déjà, notre députée au Grand Conseil Céline Dupraz interpellait le Conseil d’État sur la dégradation de la situation au sein du Service pénitentiaire neuchâtelois, marquée par des démissions et des absences à répétition. Elle relevait en particulier qu’à l’Office d’exécution des sanctions et de probation, une seule cadre sur cinq était encore présente sans avoir démissionné. Dans sa réponse, le Conseil d’État reconnaissait lui-même une situation difficile et insatisfaisante, caractérisée par un turnover très élevé, des arrêts maladie de longue durée et des dysfonctionnements documentés.
Le SSP a par ailleurs expliqué que la crise concernait l’ensemble du service, avec un problème de management touchant particulièrement la direction, des moyens insuffisants et un manque de personnel formé, avec des risques à la fois pour le personnel, pour les personnes détenues et pour la population.

Le POP attend désormais que les conclusions des travaux de la sous-commission COGES du DSDC soient rendues, afin que le Grand Conseil puisse disposer d’une vision claire de la situation et apprécier les suites à donner. Il appelle également le Conseil d’État à poursuivre l’examen du fonctionnement de ce service et à prendre rapidement les mesures qui s’imposent, notamment pour faire face au manque de personnel et garantir des conditions de travail dignes.