La séance du Conseil général au Locle du 1er octobre a été mouvementée. Le POP s’y est engagé sur la survie du Doubs, lors du traitement d’un rapport d’information relatif à la Porte du Parc du Doubs.
Le POP a rappelé que le Conseil communal avait annoncé, dans son programme de législature 2024-2028, vouloir s’engager pour un développement durable en « valorisant son patrimoine naturel et culturel », souhaiter que « la Ville renforce son engagement pour la préservation de l’environnement » et, enfin, s’engager à « préparer l’avenir, tout en consolidant l’identité et les valeurs du Locle ».
En page 19 de la brochure du programme, l’exécutif ambitionnait de « mieux gérer les ressources naturelles, préserver ses milieux naturels et améliorer la qualité de vie de ses habitants ».
En page 23 de cette même brochure, la Ville s’engageait à « préserver le Lac des Brenets et poursuivre les colmatages des pertes de l’eau », reconnaissant que « les fuites dans son lit karstique accélèrent sa vidange, perturbant son équilibre écologique menaçant la faune aquatique qui en dépend ». La Ville mentionnait également que « depuis plusieurs années une Task Force binationale est mobilisée pour identifier et comprendre le phénomène » et que « Le Locle, moteur de cette initiative, entend poursuivre son engagement et mobiliser tous les acteurs concernés pour que des solutions efficaces soient mises en œuvre dès la prochaine sécheresse ».
Or les travaux de la Task Force sont aujourd’hui au point mort. Notre groupe est d’autant plus inquiet que le Conseil communal a confirmé, dans une interview, que la « Task Force ne s’est plus réunie et le lac a été laissé à l’abandon ». L’inquiétude atteint son paroxysme lorsque, dans la même interview, il est annoncé qu’« il faut trouver quelqu’un qui paye les travaux et personne ne se présente depuis deux ans ».
Le POP s’interroge : « Comment justifier qu’aucune gouvernance binationale, pourtant requise pour poursuivre le dossier, n’ait été sollicitée depuis ? Concrètement, le Lac des Brenets, aujourd’hui vidé de son eau, n’est-il pas le miroir de notre inaction ? Face aux sécheresses répétées qui touchent notre Commune, l’urgence de conserver l’eau n’est plus une préoccupation écologique lointaine : c’est une nécessité actuelle ! Le Doubs ne se résume ni à une simple frontière naturelle ni à un paysage de carte postale. C’est le poumon écologique de notre Commune. »
Revenons maintenant au Parc du Doubs, qui a pour « vocation de préserver les patrimoines naturels, paysagers et culturels de la région, de promouvoir une économie et un tourisme durables et de renforcer l’identité régionale et la sensibilisation des publics à l’environnement ».
Le rapport d’information mentionne que la porte d’entrée des Brenets serait emblématique en raison de la présence de gorges navigables et de la proximité immédiate du Saut du Doubs. « On peut alors s’interroger sur l’avenir de cette porte sans gorges navigables ni Saut du Doubs. »
Finalement, le Conseil communal a tergiversé avant de reconnaître que la Confédération était opposée aux colmatages avec des « matériaux étrangers ». Une réponse que les membres de la Task Force n’avaient jamais vue…