Les Neuchâteloises et Neuchâtelois estiment que le revenu du travail doit permettre à toutes et tous de vivre une existence digne. C’est ce qui les a amenés a plébisciter l’introduction d’un salaire minimum cantonal en 2017. Plusieurs autres cantons ont suivi Neuchâtel depuis (TI, GE, VD) ou sont sur le point de le faire (VS, JU). De grandes villes ont également introduit un salaire minimum communal. C’est le cas de Lucerne, Zurich et Winterthur, et prochainement, Berne, Bienne et Schaffhouse voteront, elles aussi, sur un tel projet.
L’expérience des cantons et communes qui ont introduit un tel salaire minimum cantonal, respectivement communal, montre qu’il a soulagé des milliers de travailleuses et travailleurs et leurs familles qui auparavant, en plus de leur travail, devaient se tourner vers l’aide sociale pour assurer le simple minimum vital (working poor.) C’était particulièrement le cas des travailleuses des branches à très bas salaires, comme le nettoyage, la coiffure ou l’hôtellerie-restauration.
Or le 19 juin dernier, l’Assemblée fédérale décidait d’attaquer ces mêmes personnes. Contre l’avis du Conseil fédéral, faisant fi de l’expérience positive remontée par les cantons et communes qui pratiquent un salaire minimum, et avec l’argument pervers de préférer le partenariat social – en clair, des salaires minimaux CCT quelquefois inférieurs aux salaires minimaux cantonaux et commuaux – au vote démocratique, elle a adopté une modification de loi fédérale qui mine ces patients efforts vers une dignité retrouvée et entraînera une dégradation des conditions de vie d’un nombre important de travailleuses et travailleurs. Pire, cette modification de loi aura pour effet d’affaiblir plus largement la protection des salaires en Suisse et d’augmenter le risque de dumping.
Nous avions porté avec les Neuchâteloises et Neuchâtelois le projet de salaire minimum cantonal. Nous portons aujourd’hui l’effort pour repousser cette nouvelle attaque à la dignité de toutes et tous.
Rejoignez-nous sur nos stands volants en villes de Neuchâtel (Croix du Marché) et à Fleurier (devant la Migros) le samedi 4 juillet entre 9h et midi !
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Unia, SSP, SEV, SolidaritéS, POP, Les Vert-e-s, Parti socialiste, Grève pour le climat et Collectif pour la grève féministe neuchâtelois.
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