Le Conseil d’Etat devra étudier la mise en place d’une caisse maladie publique. Par 51 voix contre 48, la gauche a fait passer sa motion déposée par les groupes socialiste et VertPOP
La popiste Céline Dupraz a relevé: « Le système d’assurance-maladie actuel, exclusivement en mains privées, génère des dysfonctionnements qui impactent les budgets des ménages neuchâtelois. Nous sommes toutes et tous concernés et nous sommes toutes et tous captifs des caisses maladies et de leur fonctionnement, en termes de prestations indispensables relatives à notre santé, certes, mais également en termes de financements du marketing et des salaires exorbitant de leurs dirigeants.
L’introduction d’une caisse publique aurait un effet bénéfique sur les dérives du système libéral aujourd’hui en place. Il va sans dire que les dépenses d’une telle institution seraient uniquement liées à son fondement même, soit assurer des prestations de soins aux citoyennes et citoyens de notre canton, et garantissant une égalité de traitement et des primes plus légère pour nos porte-monnaie. Par ailleurs, inclure dans ce projet un réseau intégré de soins permettrait au personnel médical de tout le territoire cantonal de travailler en proche collaboration, notamment sur le plan organisationnel et financier. Un tel réseau aurait également un impact bénéfique sur le fonctionnement du système de santé et par incidence, sur son impact financier. »
Les subsides, c’est bien…
Le popiste Olivier Beroud a renchéri: « Nous avons entendu qu’il fallait laisser « la liberté de choix concernant les caisses-maladie ». Soyons très clairs : cette liberté ne concerne que les plus aisés. Une très grande partie de la population ne dispose d’aucun choix. Une grande partie de la population de notre canton choisit simplement la caisse la moins chère. Point. Concernant les subsides, ils adoucissent les fins de mois de beaucoup de nos concitoyens et concitoyennes, et je le salue. Mais ne soyons pas naïfs : les subsides restent de l’argent public, de l’argent public qui passe de l’État aux entreprises privées. »